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Semaine Elizabeth Fry 2022

Voici le thème de la Semaine Elizabeth Fry 2022 : « Sentence vie » : comprendre les condamnations à perpétuité au Canada. 

Le but de la Semaine Elizabeth Fry est de sensibiliser les gens et de les informer sur les problèmes qui touchent les femmes et les personnes de diverses identités de genre criminalisées et marginalisées. Cette année, nous profitons de la Semaine Elizabeth Fry pour sensibiliser le public à l’un des enjeux en matière de justice les plus méconnus et, sans doute, les plus graves au Canada : la condamnation à perpétuité. 

Du 2 au 7 mai 2022, nous organisons une série de discussions publiques gratuites sur les peines de prison à vie, qui aideront à mettre en lumière les répercussions injustes et cachées de cette pratique au Canada. Restez à l’écoute pour en savoir plus sur le détail des événements et sur les modalités d’inscription. Nous espérons vous compter parmi!

Vous trouverez ci-dessous de plus amples informations sur nos précédentes Semaines Elizabeth Fry.

  • Semaine Elizabeth Fry 2021 : Droits de la personne en action

    Notre organisation a toujours su qu’il fallait se battre pour faire reconnaître les droits des personnes criminalisées et marginalisées. Lors de la pandémie de COVID-19, toutefois, nous avons constaté que ces droits pouvaient être ignorés ou minimisés même après avoir été obtenus. Il n’est pas suffisant de faire inscrire les droits dans des lois. En 2021, nous nous sommes inspirés de l’héritage de la personne qui a donné son nom à notre organisme, Elizabeth Fry, et de ses efforts pour faire reconnaître l’humanité des personnes incarcérées; notre campagne de sensibilisation visait à souligner le mot « humain » dans « droits humains ».

    Grâce à une série d’entrevues vidéo, nous avons souligné le travail réalisé par notre réseau de défenseurs et défenseuses régionales des droits et par les 24 Sociétés Elizabeth Fry locales pour protéger l’humanité des personnes aux prises avec des structures et des systèmes déshumanisants. Nous avons aussi profité de ce moment pour répéter nos nombreux appels à l’action visant à protéger la sécurité des personnes incarcérées pendant la pandémie de COVID-19.

    Toutes les vidéos sont accessibles sur notre chaîne YouTube ou sur la page Vidéos de ce site.

  • Semaine Elizabeth Fry 2020 : Bâtir des communautés, pas des prisons

    Nous avons profité de cette semaine pour mettre en valeur l’incroyable travail de développement de la conscience communautaire réalisé par nos sociétés locales — avant, pendant et après la pandémie —, car nous savons que la seule solution de rechange à la prison est la construction de communautés solides.

    Cette période a aussi permis d’imaginer ce à quoi une communauté solide pourrait ressembler après la pandémie. La COVID-19 a révélé des insuffisances et des failles graves dans nos systèmes existants. Il est devenu évident que nous devons concevoir de nouvelles manières de fonctionner, inspirées des leçons cruciales apprises pendant la pandémie sur nos possibilités à toutes et à tous de contribuer à la sécurité et au bien-être communs.

    À une époque tellement incertaine, nous souhaitions faire de cette semaine une période centrée sur l’espoir, l’imagination et la collaboration en vue de bâtir les communautés dont nous avons besoin.

    Lire le communiqué de presse

  • Semaine Elizabeth Fry 2019 : Campagne pour mettre fin à la pratique des fouilles à nu

    Le 10 mai 2019, les Sociétés Elizabeth Fry et des organismes partenaires partout au Canada ont rassemblé des femmes avec des antécédents d’incarcération dans le cadre d’une Journée nationale d’action et de sensibilisation du public, afin d’amplifier leurs voix et d’exiger du gouvernement qu’il les écoute (#HearMeToo) et qu’il mette fin à la pratique des fouilles à nu (#EndStripSearching) dans les prisons pour femmes.

    Chaque jour, dans tous les pénitenciers du Canada, des personnes doivent subir des fouilles à nu après les visites de leurs enfants, leur journée de travail ou une participation à un cercle de tambour. Comme le dit une femme incarcérée à l’Établissement Grand Valley de Kitchener, en Ontario :

    « Avant leur incarcération, la plupart des femmes ont subi des violences de la part d’agresseurs, que ces violences aient été physiques, mentales, émotionnelles ou, pire que tout, sexuelles. Les fouilles à nu sont pour le moins traumatisantes et dégradantes : nous devons nous pencher et tousser, entièrement nues, en présence de deux agentes correctionnelles. »

    Dans la lignée du mouvement #MeToo, comment peut-on ne pas comprendre que forcer des femmes à enlever leurs vêtements et à faire des gestes humiliants avec les parties les plus intimes de leur corps équivaut à une agression sexuelle? Si ces actes n’étaient pas perpétrés par l’État, ils seraient reconnus comme tels.