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Portrait national de l’hébergement dans les Sociétés Elizabeth Fry

Effectué de décembre 2021 à avril 2022, le portrait national de l’hébergement est un examen des programmes de logement et d’hébergement offerts par les différentes Sociétés membres de l’Association canadienne des Sociétés Elizabeth Fry. Il s’appuie sur des entretiens avec les directrices générales et les membres des équipes d’aide au logement de toutes nos Sociétés membres.  

Ce portrait a permis de confirmer l’existence de plus de 1200 lits situés dans l’ensemble du réseau des logements d’urgence, des logements de transition et des logements supervisés, ainsi qu’au sein des résidences destinées aux femmes et aux personnes de diverses identités de genre criminalisées, telles que les hébergements pour les mises en liberté sous caution et les établissements résidentiels communautaires (c.-à-d. les maisons de transition). Le portrait souligne également l’existence de quelques programmes d’aide au logement, qui proposent des subventions locatives et un soutien à la recherche de logement et à la prévention des expulsions. Certains programmes et certaines places en hébergement sont réservés à des populations prioritaires telles que les femmes et les enfants autochtones, les rescapées de la traite des personnes, les personnes souffrant de toxicomanie et les victimes de violence conjugale. 

Le projet démontre que le réseau de l’ACSEF s’est rapidement imposé comme fournisseur de logements au cours des dernières années, bien que la situation varie selon la région. Certaines Sociétés ont adopté et adapté avec succès des pratiques et des modèles de développement émergents, tels que des constructions modulaires, des hôtels reconvertis et des fiducies foncières collectives. Il reste néanmoins des obstacles importants au développement du logement : règles de zonage et financements restrictifs, escalade des prix des terrains et manque de financement opérationnel.  

Enfin, le portrait met en lumière plusieurs domaines d’action qui méritent d’être approfondis, notamment les besoins d’hébergement des Autochtones, la nécessité d’éviter le déplacement des personnes « difficiles à loger », l’inclusion des personnes trans et de diverses identités de genre, et l’intégration de la mission abolitionniste aux stratégies de logement.

Le document complet est destiné à un usage interne, mais un résumé destiné au public sera bientôt disponible.